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ASSOCIATION DE PARENTS ET AMIS D'ENFANTS INADAPTÉS DU SÉNONAIS

DEPUIS 1963, L'APEIS ACCOMPAGNE DES PERSONNES HANDICAPÉES MENTALES DANS L'YONNE

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L’APEIS veux mieux accompagner le handicap

12 MAI 2017

Après une importante refonte menée depuis 2013, l’association de parents et amis d’enfants inadaptés du Sénonais (APEIS) s’inscrit dans le « zéro sans solution » pour accompagner toutes les personnes atteintes de handicap mental.

L’APEIS veux mieux accompagner le handicap

Dans ces établissements, l’APEIS veut proposer des activités en adéquation avec les souhaits et les capacités de ces résidents, et ne plus être dans la contrainte. © Illustration Camille Mazoyer


Un budget supérieur à vingt millions d'euros. Près de 350 salariés pour 360 résidents en situation de handicap mental accueillis dans sept établissements. L'Association de parents et amis d'enfants inadaptés du Sénonais (APEIS) est aujourd'hui l'une des structures privées les plus importantes du nord du département.


« Faire plus avec moins »

Le 4 mai, la direction de l'APEIS a rencontré les représentants de l'agence régionale de santé (ARS) et du conseil départemental pour évoquer le « zéro sans solution », un projet dans lequel l'association s'est récemment engagée (lire ci-dessous). « Nous sortons du schéma "une personne handicapée, une place en établissement, un financement", décrit Alain Beaufrère, directeur général de l'APEIS. Dorénavant, nous agissons selon le parcours de vie de chacun et apportons la solution adéquate en fonction de ses besoins. »


« Comme nous sommes proactifs sur ce sujet, l'ARS et le Département ont désigné l'APEIS comme première partie prenante de solutions qu'ils vont expérimenter », affirme Jean-François Collinet, le président de l'association. Consciente de devoir « faire plus avec moins », l'association s'enorgueillit malgré tout de pouvoir compter sur le soutien de ses deux partenaires principaux financiers.


L'intégration au dispositif d'orientation « zéro sans solution » s'est traduite pour l'APEIS par la prise en charge de trois personnes. L'association entend également travailler avec les différents acteurs locaux de la santé ou de l'accompagnement des personnes en situation de handicap, « chacun selon ses compétences ».


« Notre tandem a permis de stabiliser l'association à tous les niveaux »

JEAN-FRANÇOIS COLLINET (Président de l'APEIS)



Depuis l'arrivée de Jean-François Collinet et Alain Beaufrère, l'APEIS a vécu « quatre ans de transformations. Notre tandem a permis de stabiliser l'association à tous les niveaux », estime le président. Ce qui leur permet aujourd'hui de mettre en œuvre un projet associatif global. Une feuille de route pour les cinq prochaines années. L'association entend ainsi améliorer la qualité des services qu'elle propose, tout en s'imposant, à chaque fin d'exercice, un regard sur l'évolution des exigences qu'elle s'est fixée.


Souhaitant notamment se baser sur des projets de vie personnalisés pour chacun de ses résidents, l'APEIS entend proposer des activités « sur mesure ». « Auparavant, les résidents avaient des activités communes contraintes, aujourd'hui nous tendons vers des activités spécifiques selon leurs souhaits et leurs capacités », affirme Alain Beaufrère. « C'est la même logique que le zéro sans solution », conclut-il.


Le dispositif « zéro sans solution » est tiré d’un rapport de 2014 du conseiller d’État Denis Piveteau. Ce dossier évoque « le devoir collectif de permettre un parcours de vie sans rupture, pour les personnes en situation de handicap et pour leurs proches […], pour ne jamais laisser personne au bord du chemin ». Il découle notamment du fait que l’espérance de vie des personnes atteintes de handicap mental a été significativement améliorée grâce aux progrès de la médecine. En 2015, l’Yonne a été retenue parmi les vingt-deux départements pionniers dans la mise en œuvre de ce dispositif.


Antoine Compigne


Source : Article tiré de l'Yonne Républicaine du 11 mai 2017.