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ASSOCIATION DE PARENTS ET AMIS D'ENFANTS INADAPTÉS DU SÉNONAIS

DEPUIS 1963, L'APEIS ACCOMPAGNE DES PERSONNES HANDICAPÉES MENTALES DANS L'YONNE

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L'Apeis poursuit sa réorganisation

17 OCTOBRE 2017

L’association de parents et amis d’enfants inadaptés du Sénonais (Apeis) veut parvenir à une offre d’activités et de services plus diversifiée.

En décembre 2015, les adolescents de Gron jouaient et chantaient pour les résidents du centre médico-éducatif. L’Apeis souhaite aujourd’hui multiplier les initiatives de ce type.

En décembre 2015, les adolescents de Gron jouaient et chantaient pour les résidents du centre médico-éducatif. L’Apeis souhaite aujourd’hui multiplier les initiatives de ce type.


Après avoir connu d'importantes difficultés financières, l'Association de parents et amis d'enfants inadaptés du Sénonais (Apeis) est aujourd'hui à l'équilibre. Ses dirigeants, qui gèrent un budget avoisinant annuellement 20 millions d'euros, font le constat de moyens moins importants. Et pour leurs sept établissements (1) accueillant 361 personnes en situation de handicap mental, ils poursuivent des objectifs précis. « Nous voulons parvenir à une offre d'activités et de services plus diversifiée », a indiqué la présidente, Véronique Alemany, samedi, à Sens, lors de l'assemblée générale de l'association.


L'Apeis veut constituer « un soutien à la personne handicapée dans sa capacité à être actrice de sa vie et à s'intégrer dans la vie sociale ». Mis en place en 2016, le projet personnalisé d'accompagnement pour chaque résident apporte une plus-value. « Par le passé, c'est le parent ou le tuteur qui s'exprimait à sa place. Désormais, il est acteur de sa vie. Ses besoins et ses attentes sont définis », confirme Véronique Alemany.



« Tout changement suscite méfiance,
inquiétude et mécontentement »

VÉRONIQUE ALEMANY (Présidente du conseil d'administration de l'Apeis)


La réorganisation se poursuit, et le rapprochement qui s'est concrétisé avec l'Epnak (établissement public national Antoine Koenigswarter) va dans le bon sens, notamment pour la dimension recherche. « Tout changement dans les habitudes suscite méfiance, inquiétude et mécontentement. À l'Apeis, comme ailleurs. Il faut donner du temps à la réorganisation, trouver les moyens de faire mieux avec moins de ressources », prévient Véronique Alemany. Des parents de résidents font part de leurs questionnements. Sur la démédicalisation des structures, « alors qu'une infirmière était autrefois présente ». Ou encore sur « la nécessité de toujours occuper les résidents pour leur éviter l'errance ». La présidente défend les choix de l'Apeis. Et elle rappelle notamment que si certains ateliers ont été stoppés, d'autres activités ont vu le jour, comme « la médiation animale ». Dirigée par Jessica Léglise, au foyer des Genêts, celle-ci permet aux résidents d'avoir accès à des animaux. Véronique Alemany fait le vœu de multiplier les initiatives, notamment celles qui impliquent les résidents en dehors des structures de l'Apeis.


« Une mobilisation nous a été imposée, conclut celle dont le propre fils est à l'Apeis depuis quinze ans. Pour préparer l'avenir, nous devons nous montrer constructifs, inventifs et solidaires. »


(1) L'Apeis gère au total sept établissements, lesquels sont basés à Sens, Saint-Clément, Courtois et Joigny.


Emmanuel Gougeon


Source : Article tiré de l'Yonne Républicaine du 16 octobre 2017.