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Aux Champs-Blancs, on travaille la capacité à communiquer avec les pensionnaires

30 MAI 2019

Le foyer des Champs-Blancs travaille la communication avec ses pensionnaires atteints par des troubles du spectre autistique (TSA). Il organisait ses portes ouvertes vendredi 24 mai.

Aux Champs-Blancs, on travaille la capacité à communiquer avec les pensionnaires

Venues de Paris, Inma et Amelia Gallardo ont placé leur frère et fils, José, il y a 15 ans au foyer. © Migennes-Joigny AGENCE


Amelia Gallardo ne tarit pas d’éloges au sujet du foyer des Champs-Blancs qui accueille son fils José âgé de 45 ans et souffrant de troubles du spectre autistique (TSA). "Il n’y a aucune structure de ce genre sur Paris où je vis qui pourrait l’héberger, rapporte-t-elle. Il y réside depuis 15 ans après avoir connu quatre centres différents et je le vois progresser. Le personnel a beaucoup de bienveillance et d’humanité."


"Le fait de ne pas pouvoir s’exprimer génère des troubles chez ces personnes"

FABRICE ROUSSET (Chef de service au foyer des Champs-Blancs à Joigny)


Aux Champs-Blancs, on travaille la capacité à communiquer avec les pensionnaires

Lors des portes ouvertes, les visiteurs pouvaient admirer les créations des pensionnaires.


Le foyer accueille 26 pensionnaires dans la même situation. Le plus jeune a 19 ans et le plus âgé 73 et "possède le plus de compétence : il sait par exemple tricoter…", affirme Fabrice Rousset, l’un des chefs de service. Trois autres viennent la journée et passent la soirée chez leurs responsables légaux. Tous ont été diagnostiqués avec des troubles autistiques sévères accompagnés aussi de handicaps.


Le foyer des Champs-Blancs organisait ce vendredi sa journée portes ouvertes. Près de l’annexe des ateliers, les encadrants ont sorti les nombreuses œuvres plastiques réalisées par les pensionnaires au cours de l’année. Des tableaux mais aussi des poteries décorées avec des émaux… Les pensionnaires pouvaient aussi monter à cheval ce qu’ils affectionnent.


Le centre compte une quarantaine d’encadrants, tous postes confondus, qui veillent constamment au bien-être des résidents. "Le fait de ne pas pouvoir s’exprimer génère des troubles", explique-t-il. Toutes les actions (équitation, écoute musicale…), tous les moments (le lever, les repas…) dans la journée consistent en un long et patient apprentissage pour leur permettre de communiquer. "L’objectif est de leur apporter le plus d’autonomie possible et qu’ils puissent faire valoir leurs droits, leur dignité", poursuit-il.


Aux Champs-Blancs, on travaille la capacité à communiquer avec les pensionnaires

Les résidents apprécient particulièrement l'équitation qui est un des moyens employés pour travailler leur capacité à communiquer. Ils ont le droit de faire plusieurs tours à l'occasion de ces portes ouvertes.


La patience plutôt que les médicaments

Pour ce faire, le foyer dispose de plusieurs méthodes dont celle, efficace, de l’échange au moyen de petites images (appelée PCES). Chaque pensionnaire possède son carnet avec ses images pour exprimer ses besoins ou ses émotions. "La majorité, depuis les infirmières jusqu’aux femmes de ménage, est formée à cette méthode", affirme Fabrice Rousset. Ce biais comme d'autres "a permis de réduire avec succès le recours aux médicaments, continue-t-il. Nous veillons aussi à respecter leurs rituels respectifs auxquels ils sont très attachés."


Aux Champs-Blancs, on travaille la capacité à communiquer avec les pensionnaires

Le jardin est un lieu apaisant dans lequel les pensionnaires aiment se trouver.


La famille au coeur du dispositif


Les responsables légaux sont au cœur du dispositif. "La parole des familles est indispensable, insiste-t-il. Nous améliorons avec eux la qualité des services dispensés à leurs proches." Récemment, José a connu une crise de sciatique. "L’infirmière a été très réactive, témoigne Amelia Gallardo. Il a pu être pris en charge rapidement dans un hôpital."


Pierre-Emmanuel Erard
pierre-emmanuel.erard@centrefrance.com


Article tiré de l'Yonne Républicaine du samedi 25 mai 2019. Retrouver l'article original sur le site de l'Yonne Républicaine en cliquant sur ce lien : https://www.lyonne.fr/joigny-89300/actualites/aux-champs-blancs-on-travaille-la-capacite-a-communiquer-avec-les-pensionnaires_13569247/